La gestion des DNS dans Ubuntu 12.04 LTS

Des changements importants on été fait au niveau DNS dans ubuntu 12.04, on remarquera que tout les changements fait manuellement sur le fichier /etc/resolv.conf seront perdus.

Si comme moi vous avez besoin d’utiliser une configuration IP statique sans interface graphique, sachez que dorénavant tout ce passe dans le fichier « /etc/network/interfaces » 🙂
Il faudra simplement renseigner les champs « dns-nameservers« , « dns-search » et « dns-domain » suivant votre usage.

Vous pouvez sinon configurer le fichier resolvconf par le répertoire « /etc/resolvconf/resolv.conf.d/« :
base --> Utilisé si rien n'est trouvé
head --> L'en-tête du fichier resolv.conf
original --> Sauvegarde du fichier resolv.conf pendant l'installation

A noter également que sur les versions de bureau, dnsmasq est utilisé par défaut en tant que résolveur local.
Rassurez-vous ce n’est pas un serveur de cache pour des raisons de sécurité.
Il permet un meilleur trafic DNS aux utilisateurs de VPN en liant les sous-réseaux et domaines, donc tout le trafic DNS n’est plus acheminé à travers la connexion VPN comme avant.

Si vous souhaitez désactiver le résolveur local, éditez le fichier « /etc/NetworkManager/NetworkManager.conf« , commenter « dns=dnsmasq » et rédémarrer NetworkManager:
sudo /etc/init.d/network-manager restart

Pour plus d’information, je vous invites ici:
https://blueprints.launchpad.net/ubuntu/+spec/foundations-p-dns-resolving

wajig – Administration simplifiée des paquets debian

Wajig permet une administration simplifiée et unifiée des outils apt, dpkg, dselect, alien, des services etc…
Moins connu je vais donc le présenté à ceux qui ne le connaissent pas.
Je vais aborder les principales fonctions en ligne de commandes, sachez qu’il existe un frontend au nom de « gjig » (voir image).

Premièrement on installe notre nouveau copain :
apt-get install wajig

Actualise la liste des paquets :
wajig update

Pour mettre à jours les paquets :
wajig upgrade

Pour mettre à jour le système entier :
wajig dist-upgrade

Vérifier les nouveaux paquets ajoutés aux dépôts :
wajig new

Pour savoir si des mises à jour sont disponible :
wajig newupgrade

Afficher des informations sur un paquet :
wajig status nom-du-paquet

Reconfigurer les paquets installés :
wajig reconfigure nom-du-paquet

Affiche le nom des paquets contenant un mot donné :
wajig listnames mot-du-nom-d’un-paquet

Affiche les fichiers contenu dans un paquet :
wajig listfiles nom-du-paquet-à-lister

Pour trouver le paquet correspondant à un fichier ou une commande :
wajig whichpkg fichier-à-identifier

Pour installer un paquet à partir des dépôts :
wajig install nom-du-paquet

Pour installler un paquet avec ses paquets recommandés et suggérés :
wajig installrs nom-du-paquet

Pour installer un paquet debian stoqué localement :
wajig install chemin-vers-mon-paquet.deb

Ou à partir d’une url :
wajig install http://lien-vers-le-paquet.deb

Pour ajouter un PPA Launchpad :
wajig addrepo ppa:chromium-daily

Rechercher tout les paquets contenant un mot :
wajig search

Liste les paquets avec les nouvelles versions disponibles pour la mise à niveau :
wajig toupgrade

Installer les dépendances pour compiler un logiciel (nécessite les dépôts sources) :
wajig build-depend vlc

Créer le paquet à partir des sources (avec apt-build on peut optimiser les paquets pour son architecture, voir lien ci-dessous) :
wajig build vlc

Reconstruire un paquet installé :
wajig repackage nom-du-paquet-installé-à-reconstruire

Supprime le paquet donné :
wajig remove nom-du-paquet

Supprime le paquet et ses fichiers de configurations :
wajig purge nom-du-paquet

Editer la liste des dépôts :
wajig editsources

Pour obtenir la liste des services :
wajig list-daemons

Pour gérer un service :
wajig stop nom-du-service-à-éteindre
wajig start nom-du-service-à-démarrer
wajig restart nom-du-service-à-redémarrer

Sauvegarder et restaurer sa liste de paquet :
wajig snapshot > liste-de-paquets
wajig restore liste-de-paquets

Télécharger un paquet :
wajig download nom-du-paquet

Télécharger un paquet et ses dépendances :
wajig recursive nom-du-paquet

Convertir un paquet rpm en paquet debian :
wajig rpm2deb nom-du-paquet

Trace les étapes d’une mise à jour système :
wajig showdistupgrade

Vérifier les sommes de contrôle md5 du paquet :
wajig verify nom-du-paquet

Pour finir l’option « –simulate » soit « s » permet de faire un test avant l’éxécution :
wajig install -s non-du-paquet

Je vous invite à visiter les liens ci-dessous pour plus d’informations.

Liste complète des commandes :
http://code.google.com/p/wajig/source/browse/help/COMMANDS

Tuto avec quelques truc sympa :
http://code.google.com/p/wajig/source/browse/help/TUTORIAL

Désactiver le global menu de Oneiric

Si comme moi vous n’appréciez pas trop le global menu sous Ubuntu, voici la solution :

echo "export UBUNTU_MENUPROXY=0" | sudo tee /etc/X11/Xsession.d/81ubuntumenuproxy

A moins que pour avoir Gnome-Shell et récupérer Gnome Classic vous ayez déjà opté pour un petit :

sudo apt-get install gnome-tweak-tool

Bon je vois déjà venir des commentaires genre :

sudo dpkg --purge ubuntu && sudo apt-get install debian

Mdr, surtout que gnome 3 maintenant est dans Debian Sid 😉

Interview de Didier Roche par HacKurx

Didier Roche est une figure emblématique de la communauté ubuntu-fr.org (administrateur et secrétaire) notamment connu pour ses livres « Simples comme Ubuntu » et son implication dans la communauté ubuntu. Actuellement il travail pour canonical ltd et j’ai voulu en savoir plus ^^

Bonjour didrocks (Didier Roche), pourrais-tu te présenter brièvement?

Bonjour ! Eh bien j’ai 26 ans, je suis le vice secrétaire de l’association ubuntu-fr (j’ai laissé avec joie ma place de secrétaire lors de la dernière AG à YoBoY), auteur comme tu l’as dit de Simple Comme Ubuntu depuis maintenant plus de 4 ans et demi. Membre de la communauté des développeurs d’Ubuntu et j’ai actuellement la chance de travailler chez Canonical sur la distribution à plein temps.

Pourquoi ubuntu et pas une autre distribution?

Ah 🙂 Bonne question ! En fait, Ubuntu n’a pas été ma première distribution. En effet, j’ai commencé l’aventure GNU/Linux en 1998 avec une Red Hat, j’ai ensuite essayé Mandrake (Mandriva actuellement) pendant deux ans avant de passer à Debian.

À cette époque (2002-2004), Debian me convenait parfaitement pour mon utilisation, malgré un temps de configuration du système assez important. J’utillisais KDE et fluxbox d’ailleurs à l’époque.

Puis fin 2004, sachant que l’année suivante je devais aller en Afrique pour un projet humanitaire (association Afric’Edu (africedu.ecam.fr), qui vise à récupérer des ordinateurs en France, à les envoyer en Afrique et aller sur place pour effectuer des formations), je voulais bien évidemment installer du Logiciel Libre sur place. Cependant, je pensais que Debian n’était pas la meilleure solution pour effectuer les formations et savoir réinstaller rapidement un système. C’est là que j’ai découvert Ubuntu, une toute nouvelle distribution à sa version 4.10, warty warthog. J’ai immédiatement accroché (et même trouvé alors que « GNOME, c’est pas si mal 😉 ») et je l’utilise depuis en système principal (et même le seul qui tourne) chez moi.

Il y a donc forcément de l’affectif d’avoir vu une distribution grandir sous ses yeux (et d’être le 53ème inscrit sur le forum francophone!). J’ai donc commencé à contribuer sur le forum francophone, puis devenu un des administrateurs de la documentation avant d’entrer au bureau de l’association. À la même époque, je me suis lancé dans le packaging et l’intégration en tant que membre de la communauté, ce qui prenait tout mon temps libre.

Comme il est malheureusement que troop rare pour des communautés de développeurs, la communauté ubuntu est accueillante et il y règne une bonne ambiance qui motive toujours à faire plus. Les personnes n’hésitent pas à expliquer les erreurs commises avec patience plutôt que reproche. C’est cela qui m’a encouragé à rejoindre l’équipe de développement de la distribution.

Ce qu’il me fait sourire est le nombre de personnes qui disent qu’Ubuntu est une distribution uniquement pour les débutants. Bon ben… je dois être un débutant alors. 🙂

Si tu devais choisir une autre distribution?

Euh difficile… J’aime bien LFS (Linux From Scratch) pour ceux qui veulent vraiment se forcer (car tout est possible sur toutes les distributions) à comprendre et apprendre les différents composants qui régissent leur système d’exploitation. Donc une très bonne visée pédagogique selon moi.
Cependant, je ne pense pas que ce serait un système que je fasse tourner tous les jours chez moi, vu que je fais à peu près le même travail pour ubuntu 🙂

Mais cela ne m’empêche pas d’apprécier le travail fait sur les autres distributions, comme l’indépendance (mais parfois aussi les discussions animées) de Debian, gentoo, fedora, opensuse, arch linux

Pourquoi ne pas faire Ubuntu en rolling release (comme arch linux, et prochainement Aurora os par exemple)?

Ah, le mythe de la rolling release stable \o/

Qu’est-ce qu’une rolling release déjà ? Est-ce prendre tous les versions upstreams (à comprendre des logiciels) qui existent ? Dans ce cas, il est possible d’avoir presque une rolling release sur Ubuntu en passant dès la sortie d’une version sur la version suivante instable.

Mais dans ce cas, je peux vous assurer que vous n’aurez pas une version stable 🙂 J’ai de nombreux exemples dans GNOME (vu que je connais bien ce sujet) où par exemple, une mise à jour fait apparaître vos mots de passe en clair lorsque vous tapez les caractères, des crashs…

Si c’est prendre toutes les versions stables, je pense qu’il est important pour toucher le plus grand public possible d’être clair dans des numéros de versions (beaucoup d’ailleurs parlent « d’ubuntu 10 » par exemple, ne sachant pas qu’il y a une différence entre 10.04 et 10.10).
De plus, notre but avec une version est de garantir une expérience utilisateur stable. Par exemple, un certain nombre de logiciel comme gthumb sont régulièrement réécrits et l’interface/la manière de procéder est totalement modifiée entre releases. On ne peut se permettre d’introduire ce genre de changement dans une version d’Ubuntu fixée.
C’est même impensable en entreprise! Si on avait déplacé par exemple sur toutes les versions d’ubuntu existantes les buttons de fermeture de droite vers la gauche, donc non seulement lucid, mais aussi karmic, jaunty, intrepid, hardy, quel tollé on aurait vécu! (oui, c’est uniquement pour augmenter ton nombre de commentaires que je prends cet exemple :p).

C’est pour ces raisons que je pense que le principe de rolling release n’est applicable dans une distribution GNU/Linux qui veut apporter ce que fait de mieux la communauté du Logiciel Libre au plus grand nombre d’utilisateurs possibles.

En tant que packageur GNOME dans ubuntu, crois-tu en GNOME 3 & gnome shell (risque de KDE4 à ses débuts)?

Au dernier UDS (Ubuntu Developer Summit) à Bruxelles en mai dernier, nous avions clairement dit que, selon la desktop team, GNOME 3 ne serait pas prêt fin septembre. Nous nous sommes alors fait criés dessus comme pas possible pour cette décision (ça voulait dire pas de GNOME Shell par défaut dans la 10.10). L’histoire nous a finalement donné raison quand la release team de GNOME, au dernier GUADEC (GNOME Conference), a annoncé le report de 6 mois de GNOME 3.

GNOME 3 est jeune, il a encore quelques défauts inhérents à cette jeunesse. Cependant, ce n’est pas une réécriture complète comme KDE4 à l’époque (je suis certain que beaucoup idéalisent GTK3 alors qu’il s’agit en fait principalement d’un nettoyage des interfaces de développements et quelques nouveautés, mais rien de finalement très visible pour l’utilisateur). Le risque est donc moindre.

GNOME shell, tout comme unity, soulève des concepts intéressants et un nouveau paradigme pour gérer son travail. Je pense que c’est vraiment un domaine où le Logiciel Libre peut expérimenter et innover en prenant des risques, et je suis plutôt positif sur l’avenir, même si cela ne plaira pas à tous : il y a toujours des réfractaires au changement, même dans les utilisateurs de GNU/Linux qui ont déjà fait un gros changement en changeant leurs habitudes pour changer de système d’exploitation. On l’a bien vu pour une sombre histoire de positionnement de boutons. (j’insiste!) 😉

Tu travailles pour canonical maintenant, en quoi consiste exactement ton travail?

Alors, je suis membre de l’ubuntu desktop team. En fait, je continue une grosse partie de mon travail que je faisais purement bénévolement auparavant : pas mal de packaging de GNOME, je suis notamment responsable de l’intégration de la version netbook (Ubuntu Netbook Edition) qui voit maintenant une nouvelle interface pour les netbook appelée « unity » dont je suis logiquement responsable de l’intégration et du packaging.

Ce qui est vraiment génial est de pouvoir travailler sur quelque chose que l’on aime et voir les retours immédiats (un exemple pas plus tard qu’aujourd’hui : Rhythmbox sur omgubuntu.co.uk)

Combien de Français travaillent pour canonical?

Bonne question! On doit être 8 ou 9 🙂

Combien d’heure par semaine travailles tu pour cette société?

Ouh là, la question à ne pas poser 🙂
C’est l’inconvénient d’être en télé-travail et de travailler sur quelque chose que l’on aime : on ne s’arrête pas ! (et ma chère est tendre est trop indulgente de ce côté là). En moyenne, je dirais que je travaille plus de 10h/12h par jour. La semaine dernière par exemple, avec la béta, j’ai travaillé 14h par jour pendant 3 jours de suite (la plupart du temps sans prendre de pause, de manière interrompue). Oui, il faut que je me corrige là-dessus.

Quelle logiciel développe tu pour ubuntu?

Je ne développe pas spécialement de logiciels pour ubuntu. La desktop team fait plutôt des corrections de bugs, ajoute des patchs d’intégration et autres sur divers logiciels. Je développe Quickly qui est un outil afin de faciliter le développement de logiciels avec une intégration complète des outils nécessaires. Le template principal est un template pour ubuntu, avec intégration complète de packaging debian, launchpad, et de tous les outils/technos recommandés pour Ubuntu.

Sinon, je développe quelques petits projets comme OneConf (https://launchpad.net/oneconf) qui est un plugin pour l’Ubuntu Software Center afin de synchroniser sa liste d’application installées entre machine. Ce soft est disponible dans universe dans maverick et devrait être activé dès qu’ubuntu one a résolu quelques dernières barrières techniques.

En résumé, la desktop team fait beaucoup plus d’intégration que de développement. La plupart des développements est effectuée par la desktop expérience team qui développe les indicateurs, les notifications, unity… et la desktop team intègre leur travail (comme tout autre upstream tel GNOME, KDE, et les diverses applications…) dans la distribution Ubuntu.

Dernièrement ubuntu mise beaucoup sur le Cloud computing avec ubuntu-one, hors c’est la porte ouverte vers la perte de contrôle de ses données d’ailleurs Richard Stallman dit clairement que c’est une bêtise et un piège propriétaire. Quand penses-tu?

Tout dépend de la manière dont le cloud est envisagé. Comme le dit Mark, ubuntu one a été envisagé avec les principes de liberté. C’est à dire que même si le serveur est propriétaire, le client, lui est libre. Le protocole l’est donc aussi. De plus, et contrairement à d’autres systèmes, ubuntu one réplique entièrement les données. C’est à dire que si du jour au lendemain, vous ne voulez plus d’ubuntu one, vous avez toutes vos données synchronisées par ubuntu one ainsi que les musiques achetées en locale. Vous n’êtes donc ni obligé de payer pour récupérer vos données, ni craindre qu’ubuntu one un jour s’arrête. Vous n’aurez rien perdu, tout est sur votre ordinateur.

Je pense que c’est une grande différence à prendre en compte lorsque l’on parle de « cloud ».

La prise en charge native de la transparence et les Windicators sont toujours prévu pour ubuntu 10.10?

Hé non ! Le calendrier de la 10.10(.10) étant raccourci de 3 semaines, nous n’avons pas eu le temps de finaliser rgba (la transparence) dans GTK pour ce cycle. De plus, il faudra patcher un certain nombre d’application pour en tirer profit. La plupart des crashs aujourd’hui que l’on avait pendant la phase de développement dû à rgba sont aujourd’hui réglés. Ce sera sûrement pour le prochain cycle.

Même chose pour les Windicators, cela viendra le temps voulu 😉

Ubuntu est la distribution GNU/Linux la plus connu mais elle ne décolle pas encore face à windows et Mac OS X, que faire pour changer les choses?

Communiquer ! On a l’habitude aujourd’hui de voir le diagramme avec le fameux chasme (Diagramme). Voyant la courbe de progression de GNU/Linux et d’Ubuntu en particulier (google trends), on voit une certaine stagnation ces deux dernières années. Pire, on ne s’en rend éventuellement pas compte en étant dans le milieu du Logiciel Libre et google trend n’est évidemment pas la meilleure métrique, mais l’intérêt semble régresser. Il en est de même au niveau des développeurs qui ont beaucoup moins de « sang frais ». Faute à facebook et autres divertissements numériques que l’on n’avait pas en étant plus jeune? Je ne sais pas. J’espère vraiment que l’on puisse faire grandir la base des utilisateurs et intéresser de nouveaux développeurs afin de transformer une attitude consumériste en membre actif. 🙂

Plus sérieusement, on peut considérer que nous avons atteint le nombre maximum « d’innovators » et « d’early adopters ». Pour franchir le chasme et attirer de nouvelles personnes et une nouvelle tranche de population (moins indulgentes pour les bugs ou problèmes rencontrés) il va falloir prendre des décisions difficiles qui ne plairont peut-être pas à la première catégorie de personnes. C’est ici qu’est le challenge actuel. « l’Early Majority » ne s’intéresse pas à la technique, elle veut juste que « ça fonctionne ». On ne va pas lui expliquer que le logiciel n’est pas disponible sous GNU/Linux car la boîte de développement ne s’y intéresse pas. Elle va juste penser que GNU/Linux n’est pas capable de faire tourner ce logiciel. Pire, elle s’en fou de GNU / Linux / GNOME / compiz… elle ne voit que l’ensemble.

Nous pourrions crier au loup et que ce public ne nous intéresse pas (je prépare les commentaires), alors posons-nous une question, qu’est-ce qui tourne vraiment sur notre téléphone portable ? Tout ce que je sais, c’est que je fais tourner android avec quelques applications que j’ai installées. Je n’ai aucune connaissance du window manager, de l’environnement de bureau, du système de paquet… et je ne m’y intéresse pas ! Qu’est-ce qui fait tourner votre télé/votre autoradio/votre
baladeur numérique ? Si vous pouvez répondre à toutes ces questions, bravo ! Passons aux composants mécaniques de votre voiture… 😉

Juste pour démontrer qu’on fait tous parti de la « majority » (early ou late) du diagramme précédent selon le domaine envisagé. Il nous faut donc pas rejeter cette dernière du domaine du Logiciel Libre par principe car sinon, on restera une extrême minorité qui est aujourd’hui menacée avec les lois actuelles. C’est elle qui nous permettra de garder nos libertés, ne la négligeons pas !

Si des gros éditeurs de jeux vidéos développent sous GNU/Linux penses tu que cela pourrais accroitre la popularité de ubuntu?

Clairement, nous sommes dans une situation assez confortable pour les développeurs : les joueurs gardent un dual boot, alors pourquoi
s’embêter à développer pour GNU/Linux ? Il en va de même pour les progiciels. Je pense que si on essaie de marquer notre différence, j’achète ce jeu qui est bien et parce qu’il tourne sous GNU/Linux, je choisis ce logiciel car…

Je pense que nous sommes dans la bonne optique avec Ubuntu Software Center qui permet d’acheter aujourd’hui des applications et qui permettra bientôt de faire des donations pour les développeurs de logiciels libres. Je pense que c’est un bon moyen de rendre la plateforme plus attractive pour les développeurs.
Quickly est d’ailleurs totalement inscrit dans cette optique.

Pourquoi ne pas vendre des jeux dans Canonical Store genre « Ennemy territory Quake War » ou « Jake Keane » ?

C’est dans le plan, je ne sais pas quels jeux sont prévus.

Ubuntu permet d’installer des logiciels propriétaires facilement (flash, codec, pilote etc…) n’avez vous pas peur que l’utilisateur ne comprenne ainsi pas le but des logiciels libres?

Je pense avoir plus ou moins répondu à cette question précédemment. Si nous voulons pouvoir garder nos libertés, il faut attirer de nouveaux utilisateurs et il faut alors s’en donner les moyens.

De plus, je reste persuadé que la liberté est également la liberté de pouvoir utiliser des logiciels propriétaires si cela convient à l’utilisateur, si ce dernier est informé. Ubuntu permet de faire leur installation facilement certes, mais essayer de fournir des explications simples et concises lorsqu’on active les composants propriétaires (hormis le wifi qui est le seul activé par défaut si votre matériel ne le supporte pas). Et ne nous voilons pas la face : si de nombreuses
personnes sont passées à GNU/Linux depuis qu’ubuntu existe, c’est peut-être grâce à ces choix.

Je vois beaucoup de personne troller/polémiquer là-dessus. Cependant, ces mêmes personnes ne choisissent pas l’option « n’utiliser que des composants libres » fournis au tout début d’installation car un de leur périphérique ne marchera pas. Comportement contradictoire ?

Est ce que le site de canonical va être disponible dans les langues principal? (microsoft est disponible en Français lol)

On a un nouveau webmaster qui vient renforcer l’équipe, mais rien à ma connaissance dans ce domaine 🙂
Après, Canonical, 350 personnes… Microsoft… je ne sais pas, mais beaucoup plus 🙂 (j’ai travaillé avant 3 ans chez un éditeur logiciel de
7 000 personnes, donc je connais cet environnement 🙂 )

A quand un thème à GRUB pour qu’il soit plus joli ?

C’est prévu pour la 11.04, les hacks que l’on voit sur le forum ne peuvent fonctionner dans tous les cas. Hors, pour la distribution, il faut des settings qui marchent partout, et c’est bien là le problème 🙂

Quel est ton point de vu sur HADOPI? Es-tu pour la Licence globale?

J’ai été une des personnes à voter pour qu’on mette la bannière d’information sur HADOPI sur le site d’ubuntu-fr.org, donc je pense que tu as ta réponse 🙂
De plus, je plaide coupable pour le magnifique (ok horrible) changement de la CSS qui a duré deux mois sur ubuntu-fr pour blackouter le site. 🙂

Je pense que l’on essaie uniquement d’assurer le confort de certains sans ne rien avoir compris au monde qui nous autours, au changement de mentalité, à cette nouvelle ère numérique. Nous avons aujourd’hui un magnifique moyen de communication qu’est l’Internet, tâchons de le préserver en communiquant, informant, participant. Même si l’on ne trouve pas que des bonnes choses dessus, c’est le premier vrai outil de démocratie. Pour cela, j’héberge mon serveur chez moi. Cela a des inconvénients : par exemple, je déménage la semaine prochaine et il sera alors indisponible pour un certain temps 🙂
Mais au moins, j’essaie d’utiliser du vrai Internet, un réseau d’ordinateurs connectés entre eux sans avoir de relation client/serveur.

La licence globale, j’avoue ne pas avoir d’opinion, est-ce une solution ? Je n’en suis pas certain.
Est-ce que l’on s’acheminera vers cela ? Je pense que oui…

As-tu un message à faire passer ?

N’hésitez pas à passer du côté des acteurs plutôt que des consommateurs.
Chacun peut faire la différence. Ubuntu n’est que (sans compter le millier de développeur Debian qui contribue indirectement ou directement) 130 personnes environ (dont 70 employés à plein temps). C’est peu ! Mais cela fait la différence.

Quelle que soit la distribution, le domaine, n’hésitez pas à participer. C’est en étant actif que l’on peut devenir exigeant. Il ne faut pas avoir peur du changement qui arrive et essayer d’être optimiste. Plutôt que de juger au premier abord, comprendre, s’informer, permet d’avoir une analyze plus critique de la situation.

Bref, ne soyez pas timide, osez ! Chez Ubuntu, nous avons un process de développement totalement ouvert (notamment avec les workitems, des canaux IRC, l’UDS ouvert à tous, avec des flux audios, un sobby accessible, le wiki de développement). Il faut en profiter !

Pourrais-tu nous faire découvrir ton bureau par une capture d’écran?

Tu vas être déçu 🙂 j’ai une grosse résolution d’écran sur mon 17 » (1920×1200) et 6 workspaces, je n’arrive pas à travailler avec moins 🙂
Ah si, ce cycle, j’ai changé le fond d’écran depuis l’alpha2, sinon je tourne normalement avec celui par défaut.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions et pour ton travail dans Ubuntu. A bientôt sur ubuntu-fr.org 😉

C’est avec un grand plaisir, merci 🙂

Vous pouvez venir discuter de cet interview sur ubuntu-fr.org ici :

http://forum.ubuntu-fr.org/

Quoi vous n’êtes pas inscrit??? Ben qu’attendez-vous? Rejoigniez la communauté Ubuntu sans plus tarder 😉

Cet article est sous licence : creative commons by-nc-sa v2.0

Fond d’écran de l’ensoleillement de la terre

Si vous êtes un geek vampire qui ne sort jamais le jour vous aurez besoin d’un joli fond d’écran du soleil en temps réel afin de peaufiner votre bronzage par écran LCD.
Certe un wallpaper animé c’est pas nouveau, il y en a de disponible depuis un bon moment sur ubuntu-fr.org néanmoins celui-ci est très simple d’instalation et dispose d’un raccourci dans le menu et d’une interface graphique pour le configurer (Applications → Accessoires → Real-time Sunlight Wallpaper).

Pour l’installer c’est simple, encore un PPA :
sudo add-apt-repository ppa:realtime.sunlight.wallpaper/rsw
sudo apt-get update && sudo apt-get install sunlight

Tuto pour avoir un joli boot-loader graphique

Par défaut GRUB est loin d’être élégant et sont interface fait vraiment peut moderne, mais il y a une façon de remédier à cela en utilisant BURG qui est un chargeur d’amorçage tout nouveau basé sur GRUB.
BURG est compatible avec plus de systèmes d’exploitations et dispose d’un système de menus hautement configurable qui travaille en mode texte et graphique.

ATTENTION : N’essayez pas ceci à moins de savoir vraiment ce que vous faites. Cette manipulation peut-être dangereuse pour votre système car il pourrait ne plus démarrer. Je ne fais que traduire cette source, je ne suis en aucun cas responsable de vos dégâts.

Ajouter le dépôt et le logiciel :
sudo add-apt-repository ppa:bean123ch/burg
sudo apt-get update && sudo apt-get install burg burg-themes

Réponder au questions durant l’installation des paquets, pour être sûr taper quand même cette commande à adapter selon votre MBR :
sudo burg-install « (hd0) » 

Mettre à jour le nouveau chargeur de démarrage (ça doit absolument marcher, sinon ne redémarrer plus…) :
sudo update-burg

Si tout c’est bien passé au démarrage vous aurez un joli thème que vous pourrez choisir en pressant la touche « t ».  Ou sinon vous pouvez visualiser directement les thèmes en tapant la commande « burg-emu » dans un terminal (presser la touche « c » puis taper « exit » pour quitter).

Miroir pour medibuntu

C’est fréquent dernièrement que le serveur medibuntu ne réponde pas, voici donc 1 miroir à rajouter dans votre fichier « sources.list ».

Miroir 1 :

deb http://mirrors.ucr.ac.cr/medibuntu/ lucid free non-free

ou sinon un des suivants :

deb http://mirror.oscc.org.my/medibuntu/ lucid free non-free
deb ftp://ftp.leg.uct.ac.za/pub/linux/medibuntu/ lucid free non-free
deb http://medibuntu.scorpionworld.it/ lucid free non-free

N’oublier pas d’ajouter la clef des dépôts, exemple avec le miroir 1 :

sudo apt-key adv –recv-keys –keyserver keyserver.ubuntu.com 2EBC26B60C5A2783