Matériel pour GNU/Linux

RYF

Suite à une demande récente dans commentaire et à l’approche des fêtes de fin d’année (et oui que le temps passe vite…) beaucoup seront tentés de faire des achats numériques. En tant que Linuxien et fervent défenseur des logiciels libres, voici quelques liens pour vous aider à vous décider.

Matériel libre certifier par la FSF:
https://www.fsf.org/resources/hw/endorsement/respects-your-freedom
https://h-node.org/hardware/catalogue/en

Carte mère et PC portable pouvant être exorciser (totalement libéré):
http://www.libreboot.org/docs/hcl/
http://www.coreboot.org/Supported_Motherboards
https://www.fsf.org/resources/hw/systems/

Matériel embarqué (routeur principalement):
https://wiki.openwrt.org/toh/start

Matériel testé sous GNU/Linux:
https://www.debian.org/distrib/pre-installed#fr
https://www.ubuntu-fr.org/revendeurs
http://doc.ubuntu-fr.org/materiel_assembleurs_en_ligne
http://doc.ubuntu-fr.org/ordinateur_vendu_avec_ubuntu
http://www.dell.com/learn/fr/fr/frbsdt1/campaigns/dell-linux-ubuntu-en?c=fr&l=fr&s=bsd
https://wiki.archlinux.org/index.php/HCL/Laptops

Identifier les bons constructeurs:
http://bons-constructeurs-ordinateurs.info/#bons-optionnalite

D’autres liens à me faire connaître? N’hésitez pas à me laisser un commentaire ! 😉

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Libérer un BIOS/UEFI – Installation de coreboot sur l’ASRock E350M1

Coreboot_full_web

Mes chers lecteurs, bien que majorité d’entre vous utilise un système d’exploitation GNU/Linux ou *BSD, combien d’entre vous peuvent prétendre avoir un ordinateur entièrement libre et donc avoir entièrement le contrôle ?
Comme le dit si bien le site Prism-break pour éviter de participer à un programme de surveillance à votre insu vous devez avoir un accès total au code/matériel.

Au menu de cet article nous allons voir comment libérer profondément un ordinateur en remplaçant un BIOS propriétaire (un UEFI dans cet exemple) par le logiciel libre d’amorçage coreboot.
Coreboot effectue qu’un tout petit peu d’initialisation du matériel, puis exécute une logique d’amorçage supplémentaire, appelée charge utile (payload).

Avec cette séparation de l’initialisation du matériel et le démarrage logique plus tard, coreboot peut évoluer à partir des applications spécialisées qui fonctionnent directement à partir du firmware, exécuter des systèmes d’exploitations dans la mémoire flash, charger des programmes d’amorçages personnalisés, ou mettre en œuvre les normes du firmware, comme les services PC BIOS ou UEFI. Cela permet aux systèmes d’inclure uniquement les fonctions nécessaires à l’application cible, ce qui réduit la quantité de code et de l’espace flash nécessaire.

Avertissement : Bien que simplifié au maximum cet article s’adresse aux personnes expérimentées, consulter préalablement le wiki du projet voir si cette procédure est toujours d’actualité.

Ingrédients nécessaires :

_ Idéalement une distribution 100 % libre supportée par la FSF
_ Une carte mère supporté par coreboot (les modèles récents encore commercialisés sont l’ASUS F2A85-M et l’ASRock E350M1 qui sera utilisé ici pour la suite)
_ Des puces de secours
_ Un extracteur de puce
_ Optionnellement un noyau linux 100% libre (si vous voulez un noyau plus récent que celui de votre distribution).

Préparation de la recette :

Installer votre distribution.
Retirer la puce originale de la carte mère et la garder précieusement (pour la garantie notamment) et y placer l’une de vos puces.

Installer les dépendances pour la construction de coreboot:
sudo apt-get install git build-essential libncurses5-dev

Optionnellement vous pouvez également installer les paquets suivants :
sudo apt-get install iasl flex bison gdb

Récupérer coreboot :
git clone http://review.coreboot.org/p/coreboot
cd coreboot
git submodule update --init --checkout

Pour éviter les erreurs avec la chaine de compilation de nos distributions, taper la commande :
make crossgcc
rm .xcompile

Récupérer votre bios vga (depuis le wiki ou de par vous même) puis le placer à la racine du dossier coreboot (et pas ailleurs!).
cp Bios-vga-E350M1.bin coreboot/vgabios.bin

Vérifier la somme md5 du bios vga de l’Asrock E350M1 :
md5sum vgabios.bin

Vous devez absolument avoir retrouvé l’une des 2 sommes de contrôles que j’ai testé (la différence entre les 2 c’est que l’un est coupé en hexa au niveau 0000e200) :
27d5d5b9dbd69dcd9af596de59cadc2a
ou
c6489a495362c09dd591ddb5cf3c5cac

Capture-vgabios.bin - GHex

Configurer coreboot :
make menuconfig

  1. Dans « Mainboard » choisir « ASROCK » en tant que « Mainboard vendor ».
    Selectionner « E350M1 » dans « Mainboard model ».
    Vérifier que le « ROM chip size » correspond bien à la taille de vos chips, pour ma part 4096 KB (4 MB). Coreboot
  2. Dans « Generic Drivers » cocher si besoin la case « PS/2 keyboard init ».
  3. Dans « VGA BIOS » cocher la case « Add a VGA BIOS image ».
  4. Dans « Payload » vérifier que ce soit bien « SeaBIOS » qui est sélectionné.
    Seabios est la charge utile la plus compatible qui fonctionne avec Windows, Linux et BSD car elle implémente les standards des BIOS. C’est également cette charge utile qui est utilisée dans QEMU et KVM.

Passer à la compilation :
make

Si tout c’est bien passé, votre bios « coreboot.rom » est disponible dans le dossier « build« .

Vérifier que votre bios vga soit bien intégré à votre rom coreboot, soit avec un éditeur de fichiers binaires genre « ghex » vous avec cette commande :
cat build/coreboot.rom | grep -ai VBIOS

La commande précédente devant vous renvoyer :
AMD Fusion Wrestler generic VBIOS

Mise au four de notre préparation :

Après la création de notre rom coreboot, nous allons utiliser l’utilitaire flashrom pour écrire sur notre puce de mémoire flash.

Pour installer Flashrom des dépôts :
sudo apt-get install flashrom

Sauvegarder le BIOS
sudo flashrom -r sauvegarde-bios.rom

Flasher le BIOS avec votre rom coreboot :
sudo flashrom -w coreboot.rom

Enfin et uniquement si flashrom n’a pas détecté d’erreurs, vous pouvez redémarrer votre machine.

Si vous avez une erreur aller faire un tour sur l’IRC de flashrom pour demander de l’aide ou essayez de rattraper votre puce avec une version récente de flashrom provenant de branche AMD :
sudo dpkg --purge flashrom
sudo apt-get install libpci-dev zlib1g-dev pciutils
cd ~
git clone https://github.com/stefanct/flashrom.git
cd flashrom/
git checkout -b amd origin/amd
make
sudo make install

Puis re-flasher (la syntaxe peut-être différente entre la version des dépôts et la dernière version disponible) :
flashrom -p internal -c modèle-de-votre-puce -w coreboot.rom

coreboot-boot

Sur le wiki il y a également un fichier de configuration pour fancontrol afin ajuster la vitesse du ventilateur du CPU de manière dynamique. Pour cela installer fancontrol :
sudo apt-get install fancontrol

Copier le fichier de configuration au bon emplacement :
sudo cp fancontrol /etc/fancontrol

Charger le module nécessaire maintenant et redémarrer le service fancontrol :
sudo modprobe w83627ehf
sudo /etc/init.d/fancontrol restart

Puis pour charger automatiquement le module à chaque démarrage :
echo "w83627ehf" >> /etc/modules

A consommer tout de suite et sans modération. Admirer la vitesse, 2 seconde top chrono entre le démarrage et grub 😉 (et encore c’est juste l’histoire d’appuyer sur F12 pour démarrer sur un autre support mdr)

Je tiens à remercier le projet Coreboot et Flasrom pour leur travail et à remercier spécialement Alien, Rluett, Openvoid pour avoir répondu à mes questions, à GNUtoo pour son choix de carte mère, à stefanct pour sa branche git amd flasrom.

Avec FlashVideoReplacer et Gnash adieu Flash

Gnash est une alternative libre à Flash Player néanmoins il rencontre souvent des problèmes sur certains sites web d’hébergement de vidéos (youtube & Cie).

C’est pour remédier à ce problème que l’add-on FlashVideoReplacer est intéressant…

Comment? Il place les vidéos Flash dans un lecteur autonome le tout sans perturber l’expérience de visionnement. Il permet également de télécharger la vidéo via le menu contextuel, trop fort ce FlashVideoReplacer !

Adieu donc le logiciel fermé Flash player qui est bourré de failles de sécurités, qui ne respecte pas votre vie privée avec ses cookies LSO ! Utiliser une solution libre c’est bon pour vos libertés et c’est dans l’esprit de votre distribution GNU/Linux 😉

Note : Non compatible avec Flashblock.

Questions à Richard Stallman

J’ai adressé un e-mail à Richard Stallman afin de lui poser quelques questions. Préférer poser vos questions sur GNU ou la Free Software Foundation à APRIL afin de ne pas déranger RMS car ils connaissent certainement la réponse. Personnellement je souhaitais obtenir le point de vu personnel de Richard Stallman, mais ses réponses on été courtes, il faut dire qu’il doit recevoir beaucoup de mail…

1] Que pensez-vous du système d’exploitation haiku et la licence MIT?

Je ne sais rien sur Haïku. Ce serait une corvée pour moi de rechercher sur ce site — désolé.
Si vous voulez dire la licence de X11, c’est une licence de logiciel libre, mais faible parce qu’il n’a pas copyleft (gauche d’auteur).

2] Où en est l’avancée dans GNU/Hurd ?

Très lente.

3] Si une grande manifestation anti-HADOPI a lieu, seriez-vous prêts à élever l’événement par votre présence? Puisque vous l’avez fait avec celle anti-DRM…

J’en serais heureux, si je peux y aller. Mon emploi du temps est prévu des mois à l’avance.

4] Qu’en pensez-vous de trisquel GNU/Linux et de Ubuntu?

Trisquel est 100% libre. Ubuntu ne l’est pas.

(Ça je le savait mdr mais je souhaitais son opinion sur ubuntu, zut lol)

5] Quel est le prochain grand projet de GNU?

Premièrement, GNU est un système d’exploitation, donc la question n’est pas entièrement significative.
Deuxièmement, le projet GNU ne développe pas de programmes en série, donc « prochain » n’est pas vraiment significatif.
Voir notre liste de projets prioritaires et pour lesquels nous cherchons des volontaires et/ou des fonds.

6] Suite à la décision du Conseil constitutionnel, le gouvernement Français a promulgué la loi HADOPI 2. La mise en place doit être faite début 2010.
Que faire et que penser?

C’est une tragique nouvelle.

Les principaux formats ouverts

Voici un rappel des principaux formats ouverts, qui en plus on l’avantage d’être interopérable:

Multimédia:
Vidéo : Theora (.ogg .ogv), Dirac
Audio : Ogg Vorbis (.ogg .oga), FLAC (.flac), Speex (.spx)
Conteneur : Matroska (.mkv), Ogg (.ogg .ogv .oga .ogx)

Traitement de texte:
Texte brut : ASCII (.txt) / sans extension
Texte formaté : TeX, AbiWord (.abw), OpenDocument Text (.odt), Hypertext Markup Language (.htm ou .html), XHTML (.xhtml), Feuilles de style en cascade (.css)
Tableur : OpenDocument Spreadsheet (.ods)

Graphisme:
Image : PNG (.png), APNG (.png), SVG (.svg), MNG (.mng), OpenDocument Drawing (.odg), Windows bitmap (.bmp)
3D : X3D, Blender (.blend)

Archivage:
Compression : gzip, bzip2, LZMA, 7z, Tar